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Comment se déroule l'épreuve du plateau moto ? 
Moto

Comment se déroule l’épreuve du plateau moto ? 

6 mai 2019

Pour rappel, depuis la nouvelle réforme, le permis moto est divisé en plusieurs catégories. La catégorie A1 permet de piloter une cylindrée supérieure à 50 et inférieure à 125 cm³. Le permis A2 permet de conduire une moto, avec ou sans side-car, d’une puissance n’excédant pas 35 kW ou 47,5 chevaux et d’un trois roues d’une puissance maximale limitée à 15 Kw et dont le rapport puissance/poids est inférieur à 0,2 kW/kg.

Pour piloter une plus grosse cylindrée, il faudra faire une demande de permis de conduire de catégorie A. Pour cela, le candidat doit être titulaire depuis plus de deux ans du permis A2 et avoir suivi une formation moto de 7h.

Objet et déroulement de l’épreuve hors circulation du permis moto

Pour obtenir le permis A2, il faut préalablement avoir obtenu l’examen du Code de la route. Ensuite, l’examen du permis de conduire moto comprend une première épreuve d’admissibilité hors circulation de 17 minutes et 30 secondes qui se déroule en quatre étapes :

  • conduite sans moteur ;
  • conduite à allure réduite ;
  • conduite à allure plus élevée ;
  • et enfin, une interrogation orale.

C’est cette épreuve pratique et théorique qui est appelée le « plateau moto ». La seconde épreuve de circulation sur la voie publique dure 30 minutes.

Le plateau moto permet de contrôler le niveau des savoirs et savoir-faire relatifs aux catégories A1, A2 et A du permis, notamment le sens de l’équilibre, avec ou sans passager, la connaissance et l’emploi des commandes, l’utilisation de la boîte de vitesses, l’acquisition des techniques d’inclinaison, d’évitement et l’efficacité du freinage.

Il s’agit de s’assurer, avant l’épreuve en circulation, que les candidats ont une maîtrise suffisante de leur deux-roues, moto ou scooter, pour évoluer en toute sécurité.

L’interrogation orale a pour objectif d’évaluer l’acquisition par le candidat des connaissances indispensables à la sécurité apprises lors de la formation théorique.

Quels sont les tests de maniabilité et de sécurité du plateau moto ?

Le test à allure réduite

Le plateau moto commence par un premier exercice surnommé la « poussette ». Il consiste à déplacer la moto sans l’aide du moteur entre des portes délimitées par des plots sur un parcours donné.

Cette épreuve qui vise à tester la maniabilité du pilote, n’est pas éliminatoire. L’inspecteur décerne un A ou un B.

Viennent ensuite les vérifications mécaniques de la machine. Le candidat doit donner une explication à l’examinateur qui l’interrogera sur les thèmes suivants :

  • les commandes ;
  • l’éclairage et les accessoires de sécurité (feux, clignotants, avertisseur sonore, etc.) ;
  • les éléments techniques (niveau d’huile moteur, transmission, pneumatique, suspensions arrière et fourche hydraulique, etc.).

Cette épreuve appelée « contrôle de l’état du véhicule » consiste à vérifier que le candidat connaît l’emplacement et sait utiliser les différentes commandes de sa moto, qu’il connaît la signification des témoins sur le tableau de bord et enfin qu’il sait reconnaître les éléments techniques et en contrôler leur bon fonctionnement.

Vient ensuite l’épreuve du déplacement du deux-roues à allure réduite. Il s’agit d’une simulation de situation de conduite en milieu urbain. Le but est de valider la capacité du motard à évoluer aisément à faible allure. L’examinateur observera votre habileté à vous maintenir en équilibre, vous déplacer sans erreurs de trajectoire, pendre un virage, freiner puis vous arrêter. Vous ne devez pas mettre moins de 18 secondes pour effectuer la première partie du parcours.

Les tests de maîtrise du deux-roues à allure « élevée »

Il s’agit cette fois d’un parcours rapide avec évitement à 50 km/h qui inclut un slalom, demi-tour autour d’un point fixe et enfin une manœuvre d’arrêt. Vous devez prouver que vous savez manier votre moto à allure normale, que vous maîtrisez son inclinaison et que vous êtes en mesure d’effectuer un freinage d’urgence ou d’éviter un obstacle inattendu sur lequel vous arrivez à 50 km/h.

Il est essentiel de maintenir une allure constante même si vous êtes stressé. Portez le regard au loin, et surtout pas sur les cônes au sol. Pour le demi-tour, il ne faut pas perdre trop de vitesse : le virage doit se négocier entre 15 et 20 km/h.

La grille de notation est la suivante : un parcours correctement réalisé vaut A. Une erreur vaut un B.

Deux erreurs ou plus, comme une erreur de parcours, une chute de la moto, un arrêt hors zone imposée, un non-respect des vitesses minimales imposées, un plot de l’évitement déplacé ou renversé… valent un C, qui est éliminatoire. Notre conseil : attendez les instructions de votre examinateur une fois chaque parcours terminé.

L’interrogation orale

L’inspecteur fait tirer au sort une fiche parmi les 12 fiches du permis moto A2 que le candidat aura mémorisées. Il ne s’agit pas de recracher une réponse par cœur mais de montrer que l’on a compris l’importance de telle mesure de sécurité routière par exemple. L’épreuve dure environ 5 minutes. La note C est éliminatoire d’où l’intérêt de réviser régulièrement ses fiches, à l’auto-école et chez soi. 

Vers une réforme de l’examen du plateau en 2019 ?

L’épreuve hors circulation pourrait à l’avenir être réduite à moins de 10 minutes. L’idée serait de fluidifier l’enchaînement des épreuves, en supprimant le temps mort entre les épreuves du « lent » et du « rapide ». Les parcours sur piste privée seraient eux très peu modifiés.

Publié par Pierre C
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